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étrangères en Guinée |
De 1973
a date La plus grande société de Bauxite Guinée.
Nous donnerons régulièrement les informations essentielles sur cette
géante entreprise modèle dans le monde.
C`est depuis le Conseil d`administration
de 10 juin 1999 a Bruxelles que la CBG, de la Société mixte gérée de façon
bipartite avec une interférence de l`État, est devenue une société anonyme a
gestion privative accentuée, confiée totalement a la compagnie ALCOA. Ce
choix n`est pas un hasard, nous le savons que Alcoa
fait partir des plus grosses pointures du secteur de l'aluminium
dans le monde. Les partenaires A et B ont adopté le protocole d`accord sur
la restructuration de la CBG qui se résume sur cinq points principaux:
Valorisation de la Guinée comme endroit
idéal d`exploitation et de transformation des produits miniers;
Intégration de la société dans l`économie
guinéenne ainsi que dans le réseau international d`Alcoa;
Implantation au sein de l`entreprise de
nouvelles structures et déploiement des cadres guinéens dans les usines des
sociétés partenaires.
Aussi, on peut affirmer que la CBG est
indiscutablement a un tournant de son évolution. Cette volonté affichée de
changement, s`inscrit dans une dynamique nouvelle qui tire sa substance de
ce constat lucide se déclinant en quatre points : La forme de société mixte
n`est plus adaptée a l`évolution de l`économie guinéenne, qui se veut
ouverte et libérale. La CBG connaît des contraintes et des pesanteurs dues a
la nature de son actionnariat empêchant ainsi une gestion moderne et
efficace ; de par son statut de société mixte, elle n`avait pas l`autonomie
de décision qui lui permettrait d`agir contrairement aux entités de sa
taille ; Elle reste une enclave par rapport au reste de l`économie du pays.
En fait le souci dominant dans ce mouvement de restructuration est de lui
donner, les moyens de son développement en renforcent sa compétitivité dans
l`industrie mondiale. Cela ne sera possible que grâce a une
professionnalisation systématique au perfectionnement des méthodes de
gestion et a l`intégration dans le réseau international des Opérations de
Alcoa. Il est indispensable d`entretenir et de renforcer la relation de
confiance entre les partenaires, afin de permettre une mise en valeur de nos
ressources minières, confortant en cela la réputation de la Guinée comme
l`endroit idéal d`investissement et de production. Aussi la CBG doit être
organisée dans le domaine de la gestion sur la base d`une structure
verticale susceptible d`améliorer la production et de réduire les coûts. Le
Directeur Général de CBG est élu par le Conseil d`Administration qui choisit
ces adjoints Directeurs ; le poste de Directeur Adjoint de CBG est supprimé,
représentant traditionnel de la partie guinéenne, la mise en place d`une
classe unique d`actionnaire, sont des mesures suffisamment indicatives de la
volonté et de l` ampleur des reformes qui viennent d`être imprimées a la vie
de la compagnie. Ces mesures clairement définies et admises par l`ensemble
des partenaires, ont abouti en juin 1999, au remplacement de l`équipe
dirigeante par une nouvelle Direction. Mais la restructuration ne va pas
sans problèmes, elle implique nécessairement des changements d`hommes et de
mentalités. Ce qui appelle a de nouvelles méthodes de travail, et a une
nouvelle culture d`entreprise dans laquelle, le personnel doit
obligatoirement s`identifier. Ces habits neufs avec l`implication active de
Alcoa devraient permettre de redonner du tonus a une entreprise qui reste
somme toute, le fleuron de l`industrie guinéenne. Pour relever les défis
l`ensemble des travailleurs de CBG doivent redoubler d`effort pour atteindre
les objectifs prioritaires en terme de santé sécurité,
production/expédition, réduction des coûts d`opération et de protection de
l`environnement.
L’exploitation de Bauxite de
la CBG a débute depuis 1973 a la mine de SANGAREDI qui a une réserve
initiale estimée a près de 300 millions de tonnes de bauxite. Le minerai de
la mine de Sangarédi est très convoité par les raffineries par sa haute
concentration en alumine 58 a 62%.
Mais depuis 1992, la CBG exploite simultanément deux gisements de bauxite :
plateau de Sangarédi en épuisement et celui de Bidikoum. Ce dernier est
situe a 2,6 km de la zone technique de la mine.
La combinaison de ces différentes bauxites permet a la CBG de livrer la
bauxite de qualité fiable et constante aux différents clients.
Mine :
Extraction et transport de la Bauxite par camion pour le stockage ;
l’opération commence par le dynamitage qui consiste a charger des explosifs
dans différents trous dont la mise a feu libère environ 135 000 tonnes de
bauxite brute. La bauxite est transportée par différents types de gros
camions 777 B qui la déchargent sur les aires de stockage a côté de la
voie ferrée.
Un bulldozer, passe dessus le minerai pour fin d’homogénéisation et puis,
pelles chargeuses a proximités des différents fronts pour le chargement des
wagons.
Chemin de fer Boké
(CFB) : l’opération du chemin de fer commence aux aires de stockage a la
mine, avec le placement des rames de wagons au moins 50 wagons par rame,
pour un train de 100-120 wagons.
Les wagons sont chargés de bauxite brute avec des grosses chargeuses pour
la cour de triage. Dans la cour de triage une balance électronique évalue le
poids de chaque wagon de bauxite transportée.
La cible actuelle est de 82 tonnes par wagons.
Après le pesage, l’allégement des wagons sous le grappin se poursuit au fur
et a mesure avec le défilement des wagons, au cours de ce défilement, les
inspections des wagons se poursuivent pour détecter les wagons surchargés,
mal chargés, et les wagons déstabilisés au cours du chargement a la mine par
les gros blocs et l’accrochage des godets chargeuses.
Puis la bauxite est transportée a l’usine de Kamsar par train de 100 a 120
wagons sur une distance de 135 km voie ferrée.
La voie ferrée a au moins trois grandes voie d`évitement de capacité de
plus de 125 wagons par train de trois locomotives.
Les locos SW1500( 1500 CV) sont utilisées a la mine les locos SD 40 (3000
CV) sont utilisées sur la voie principale.
A Kamsar le placement s`effectue a l`élévateur avec les rames de 50 wagons.
Après le culbutage des wagons de bauxite, les wagons sont inspectés
minutieusement dans la cour de triage pour détecter les wagons qui ont
eu des problèmes au cours du voyage puis au cours du culbutage a
l`élévateur. Les wagons défectueux sont déférés a l`atelier et ceux
colmatés pour la voie de dé colmatage.
Usine:
Le broyage avec ces deux élévateurs sud et Nord ; les wagons sont
soulevés a une hauteur de 20 –25m pour le déversement dans le broyeur.
Au broyeur les gros blocs de minerai sont réduits en fragment de 5-7cm.
La bauxite concassée est transportée par convoyeurs et stockée sur une
aire a ciel ouvert en attendant de subir autre traitement.
Deux roues-pelles de mise en stock de 2000 a 2500 tonnes par heure chacune
assurent également la reprise.
Les fours de séchage : le minerai est entièrement décessé une roue-pelle
envoie la bauxite vers les fours de séchage.
La bauxite concassée arrive dans trois fours rotatifs situés l’un a côte de
l’autre qui réduisent l’humidité du minerai a moins de 6%.
Chaque four a une capacité de 100 tonnes de bauxite par heure.
La bauxite est directement transportée des fours au port pour les bateaux,
quand l’usine est en plein régime de transformation si non, le minerai est
stocké sous un hangar couvert d’une capacité de 200 mille tonnes.
La reprise de la bauxite pour les bateaux minéraliers se fait a l’aide de
roue-pelle d’une capacité de 400 tonnes par heure.
Calcination en marge de la production de bauxite métallurgique, la CBG
produit la bauxite calcinée.
Cette opération nécessite une bauxite a haute teneur en alumine et de basse
teneur en titane.
La bauxite est traitée dans un four a une température de 300 degrés, puis
stockée dans quatre silos dont trois ont une capacité de 500 tonnes.
La bauxite calcinée est utilisée comme matière première dans les industries
d’abrasifs.
La CBG produit annuellement près de 120 mille tonnes de bauxite calcinée.
Notons que la CBG après les mines de Sangarédi et de Bidikoum, il reste
d’autres réserves importantes encore inexploitées : Plateaux de Boundouwadé,
Ayekoyé et Silidara, déjà 160 000 tonnes de bauxite de Silidara sont
exploitées chez certains clients.
C’est pour dire que la CBG est en bonne position a long terme en matière de
bauxite de qualité fiable pour ces clients.
CBG PROFIL
La CBG compagnie des bauxites de
Guinée détient les droits exclusifs d'extraction de la bauxite sur le site
d'une concession minière de 1992 km2, comprise entre les préfectures de
Boké, Télimélé et Gaoual. Depuis 1973, les opérations sont basées
essentiellement sur l'exploitation des gisements de bauxite de Sangarédi
réputés être des plus riches au monde, avec une teneur moyenne variant de 58
à 60% d'alumine.
Notons que plus d'un sixième de l'alumine produite dans le monde proviennent
de la bauxite de CBG. De Société d'économie mixte à sa fondation en 1963,
la compagnie des bauxites est devenue une société anonyme en juin 1999 à
la faveur d'un protocole d'accord signé entre le gouvernement de la
république de Guinée et Halca (Mining) Inc.. Suite à cette mutation Alcoa a
été mandatée par l'ensemble, commençant au mois de juin 1999. Les
actionnaires de gestion à CBG pour une période de cinq ans renouvelable
commençant au mois de juin 1999 Les actionnaires de
la CBG sont
d'une part, l'état guinéen qui détient 49% des actions, d'autre part, les
grandes sociétés mondiales d'alumine, à savoir, Alcoa (USA), Alcan
(Canada), Dadco (Allemagne) avec 51% des actions.
De toutes les sociétés opérant en Guinée
la CBG est le
premier employeur avec 2302 travailleurs
permanents en septembre 2004 et rapporte 70% des revenus en devises
étrangères à la république de Guinée.
A l'instar des autres sociétés de son envergure,
la CBG
contribue au développement socio-économique de son environnement immédiat à
travers un programme communautaire orienté vers l'éducation la santé, les
voies de communications, les sports et les loisirs.
A
LA CROISÉE DES
CHEMINS !
Il ne fait aucun doute pour qui
connaît
la CBG ,
qu’aujourd’hui, elle se trouve à la croisée des chemins : épuisement de la
mine de Sangarédi consécutive à un écrémage intensif de plus de trente ans.
Fléchissement des revenus liés aux fluctuations des marchés et à la baisse
de la teneur de coupure de la bauxite exportée, renchérissement des coûts de
production liés à l’ouverture de nouvelles mines avec étirements des trajets
pour le chargement, vieillissement de l’outil industriel qui va de pair avec
celui de l’encadrement, flou artistique sur le statut final de l’entreprise
et insatisfactions des cadres et travailleurs sur l’africanisation des
postes et la pérennisation des avantages sociaux ce faisceau
d’incertitudes n’a pas empêché
la Direction
Générale et les syndicats de fêter le 3 août 2004, le
trente unième anniversaire de l’expédition des premiers tonnages de la
bauxite CBG. En effet, c’est l e3 août 1973 que le premier bateau
minéralier, le Coronia affrété par la société canadienne Alcan levait
l’ancre de Kamsar avec dans ses cales, 19 mille tonnes de bauxite. Le
chargement a duré 125 heures et cela, sous le ciel de l’hivernage tropical
caractérisé par des éclairs alternant avec des trombes d’eau tiède.
Depuis cette date des progrès
ont été réalisés grâce à l’importantes avancées technologiques à
l’amélioration constante du procédé et des procédures d’opérations, à la
rigueur dans la gestion et l’entretien des équipements et installations, à
la qualification professionnelle des employés au développement de la santé
sécurité et à la protection de l’environnement ! L'impact de ces sauts
qualificatifs permet pour ne citer que ces exemple de charger à présent sur
un bateau comme le Conger, 74 878 tonnes de minerai en 22 heures 24 minutes.
Du reste un regard sur le bilan d'expédition de la bauxite permet de
constater que mai
2000 a
été le meilleur crû avec (39403) tonnes métriques de bauxite métallurgique
à 3% d'humidité embarquées sur 24 navires. Pour l'année 2004,
la CBG a mis
la barre très haut avec un objectif de 12.7 millions de tonnes de minerai à
3% d'humidité à expédier par le port de Kamsar et ce au 31 décembre 2004.
Pour ce faire, il faudrait extraire 14.7 millions de tonnes de minerai à un
taux d'humidité de 12%. Déjà en 2003 les objectifs d'expédition de la
bauxite avaient été ramenés à 12.580 millions de tonnes, au lieu des 12764
millions de tonnes de bauxite à 3% d'humidité. Cette baisse était liée à la
révision de la ligne nord du concasseur et au remplacement des rails de
l'élévateur sud, aux pannes mécaniques des élévateurs, à l'absence de la
roue pelle 2 ainsi qu'à l'insuffisance des wagons chargés en raison du
manque de chargeuse. L'entrée en action de nouveaux camions Komatsu dans la
flotte d'engins lourds de
la CBG
corrigera très certainement ces difficultés de transport. En plus
la CBG a
acquis pour faire bonne mesure, une nouvelle roue pelle pour un coût de huit
millions de dollars américains. Sa capacité est de 4000 tonnes à l'heure et
elle alimentera les trois fours dont le débit unitaire horaire tourne autour
de 1000 T de bauxite séchée. Selon son fabricant, la société allemande
Krupp, cette gigantesque mécanique servant à la mise et à la reprise de la
bauxite, aura une durée de vie de 30 ans au moins Si rien ne vient
compromettre le planning d'exécution, les travaux d'installation de ce
mécano géant s'achèveront fin novembre 2004 suivi de sa mise en marche
immédiate. En revanche le faible taux de disponibilité des chargeurs à pneus
risque d'obérer fortement les performances à la mine. Pour mettre tous les
atouts de son côté,
la CBG a mis
en marche à la centrale électrique de Kamsar et à la place du groupe 7 un
neuvième générateur d'une puissance de 5,6 MW. Le coût de cette extension
est de 6.852 millions de dollars américains. Cette acquisition devrait
réguler l'approvisionnement en énergie électrique de l'ensemble des
installations industrielles en gommant les contraintes récurrentes qui sont
: fréquence des pannes, risque d'accident à haut potentiel (explosion carter
projection de fluides sur forte pression…) coût d'exploitation élevé et
fréquence rapprochée d'intervention des assistants techniques ! Sur un autre
plan, nul besoin d'être un prophète pour constater que la grande dame du Rio
Nunez a besoin plus que d'un lifting pour être en phase un environnement
hautement concurrentiel. A cet égard, les préoccupations ressorties à la
session du Conseil d'Administration de
la CBG tenue à
Bruxelles en juin 2004, donnent la mesure des défis à relevés et de, tous
les plans. D'abord corriger l'erreur stratégique qui a consiste à exploiter
à outrance le gisement de Sangarédi au lieu de mélanger cette bauxite à
celle des plateaux de Bidikoun. Silidara. Gandara, de moins forte terreur.
Ensuite n'avoir pas pensé à temps à la construction en Guinée d'une fonderie
d'alumine alimentée par les gisements non exportables afin d'anticiper sur
l'explosion de la demande et profiter des hausses de prix sur le marché
international. Pour être concurrentiel, il faut d'abord un bon produit,
ensuite s'assurer d'une maîtrise absolue des coûts de production. C'est
pourquoi la première résolution issue de cette session s'est préoccupée "du
dérapage possible du budget d'exploitation sous l'effet conjugué de
l'augmentation des prix des hydrocarbures et des lubrifiants sur le marché
international et de l'accroissement des surestaries en fait ces pénalités
sont orientées à la baisse 177622 dollars au 31 mai contre 144632 dollars au
30 juin 2004. Déjà en 1999 après la transformation
de l'entreprise en société anonyme la gestion avait été confiée à Alcoa qui
dans la foulée, avait introduit, des méthodes de gestion musclées qui
n'avaient pas l'heur de plaire au plus grand nombre ! Mais le temps aidant
chacun s'est accommodé de cette nouvelle donnee,
et 4 années après, on s'interroge toujours sur la pertinence de l'exercice.
Du reste, Alcoa dont le contrat de gestion est arrivé à expiration le 31
août dernier et qui a été reconduit jusqu'au 31 décembre 2004 se ferait
prier pour continuer l'expérience. Ce désengagement à terme - juin 2005 -
de Alcoa sur le plan de la gestion pave t-il la voie à la nomination d'un
directeur général guinéen "plénipotentiaire " - ce qui serait une premier -
ou cache t-il le retour à la formule de la société mixte qui avait jadis
tant réussi sur le plan des recettes à notre pays. A coup sûr la réponse à
cette lancinante interrogation ne saurait tarder. Elle déterminera l'avenir
à court et à long terme de
la CBG avec
tout ce que cela implique comme incertitudes
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