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Guinée: Pétrole - Caspian Oil en lice

Cette société pétrolière Australienne a manifesté son intention de participer à la valorisation du potentiel pétrolier de la Guinée.

Elle a exprimé le souhait de conclure un accord de partage de production avec les autorités nationales. Cette offre est en examen au niveau du Gouvernement.

La Direction du Bureau de Recherche et de Promotion Pétrolières, supervisée par M.Kalidou Diallo a reçu, en novembre dernier une délégation de la société Shamika Ressources conduite par M.Djimera Oumar. Le Président Directeur Général de cette société, M. Robert Vivian est annoncé à Conakry, pour la consolidation des contacts engagés par M.Djimera.

Shamika Ressources, espère participer à l'exploration et l'exploitation du pétrole et du gaz dans le plateau continental (Onshore) Guinéen. Shamika a sollicité un permis de recherche sur la feuille Kandiafara (Boké) et une autorisation de reconnaissance d'hydrocarbures sur la feuille de Koumbia.

Les négociations sur l'accord de partage de production avec SCS Corporation filiale commerciale de HyperDynamic, ont aboutit à la signature le 22 septembre 2006, concernant 36% du plateau Offshore Guinéen. Tandis que Summa Corporation, est détentrice d'une autorisation de reconnaissance de 1 an sur les feuilles Boffa et Télimélé, depuis le 27 mars 2006 et sera éventuellement suivi d'un permis de recherche.

Selon le rapport annuel d'activités du ministère des Mines et de la Géologie, plus d'une dizaine de sociétés pétrolières se sont manifestées à investir en Guinée, dans le domaine de la recherche et l'exploitation pétrolière, à travers des lettres d'intention. Concernant le dossier frontalier Sud, le rapport souhaite que la première démarche consisterait à publier un décret affirmant sa position, en se référant à tous les éléments de droit à sa disposition. C'est à dire similaire à celle établie au Nord par le Tribunal de Hayes, le 14 février 1985 «il faut le faire avant que l'État ne découvre une ressource exploitable importante dans son sous-sol marin».

Concernant les données pétrolières, le rapport indique qu' «au cours des trente dernières années, une grande quantité des données géophysiques ont été accumulées sur l'offshore Guinéen. Des tentatives ont été faites en 2004 pour rétablir la situation réelle de ces données conservées à Houston près de Iron Montain. Beaucoup de sociétés qui s'intéressent à l'Afrique de l'Ouest, attendent le résultat de l'interprétation éventuelle de la sismique des eaux profondes pour engager des négociations avec la Guinée».

CVRD, la brésilienne, veut des Biocarburants pour la Guinée

Dans les vingt prochaines années, la dépendance de l'occident à l'égard des principaux pays producteurs du Golf, Iran, Irak, Koweït, Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unies, va pratiquement doubler, dans la mesure où la part de ces pays dans la production pétrolière mondiale passera d'un quart à près de la moitié, il y a des raisons pour un engouement Guinéen.

La consommation mondiale du carburant est estimée de nos jours, à 84 millions de barils par jour (b /j). Celle-ci devrait grimper, selon le Département Américain d'Information sur l'énergie, à 121 millions b/j en 2025.
Pourtant, il sera impossible de répondre à une augmentation de la demande de près de 50% dans 20 ans. Pendant la dernière décennie le monde a consommé 24 milliards barils par an. Le responsable de la branche d'exploration de Total enseigne «un volume de 120 millions de barils par jour ne pourra jamais être atteint», parce qu'il n'y a pas assez de pétrole disponible.
Le Directeur Général du Fonds Monétaire International (FMI), Rodrigo de Rato, estime que le prix du baril devrait rester au dessus des 40 dollars, «ce qui accentue les risques de ralentissement de l'économie mondiale» a déclaré Rato dans le rapport 2006 «Perspectives de l'économie mondiale».
C'est pourquoi, le numéro Un mondial du fer, la Companhia Vale do Rio Doce (CVRD), détenteur des droits miniers sur le fer et la bauxite, compte assister le Gouvernement Guinéen, en vue d'une autonomie énergétique avec une économie des devises, à travers des Biocarburants à base d'éthanol et d'huiles.
C'est une «Biocarburant-mania» qui est entrain de gagner le monde entier. Véritables concurrentes du baril de pétrole, les grandes puissances veulent contrer avec, déjouer la gourmandise des membres de l'organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et probablement les acteurs de l'organisation de coopération de Shangai (OCS) comprenant déjà la Chine et la Russie qui envisagent de coopter l'Iran, l'Inde et le Pakistan.
En France, le 7 juin dernier il a été installé un groupe de travail baptisé «Flex fuel 2010» dirigé par l'ancien champion du monde de formule 1, Alain Prost. Selon «Ecofinance» du confrère Jeune Afrique (JA), sa mission est d'identifier une alternative «durable» et «crédible» au pétrole.
Aux Etats Unis, l'équipe de Georges W Bush issue du lobby pétrolier, a annoncé un programme de recherche de 150 millions de dollars US pour trouver le moyen de fabriquer de l'éthanol à partir du bois, pour que la première puissance du monde ne soit plus droguée par le pétrole moyen-oriental, rapporte JA.
La Chine, L'Afrique du Sud, la Malaisie et la Suède, poursuivent le développement de leurs capacités de production des Biocarburants. Volkswagen annonçait le 5 juin, qu'il ne produirait plus au Brésil que des véhicules capables de rouler indifféremment à l'essence ou à l'éthanol.
Le fondateur de Microsoft, Bill Gates, a placé 80 millions de dollars US dans un projet d'éthanol, tout comme Richard Branson, patron de Virgin, qui a créé une filiale, Virgin Fuel, et dépensera 300 millions de dollars US en trois ans, dans l'éthanol.
Ce carburant vert issu des végétaux, permettent de réduire l'émission des gaz à effets de serre, comme l'oxyde de carbone. On estime que l'utilisation de ces carburants d'origine végétale dans les moteurs des voitures et des camions, contribue entre 2,5 et 3,5 fois moins au réchauffement de l'atmosphère que l'essence ou le gazole, en plus des emplois agricoles à créer.

Les principaux producteurs des biocarburants éthanol (canne, betterave, maïs, blé) et qui est utilisé pur ou mélangé dans les moteurs à essence, sont les États-unis et l'Afrique du Sud. Ce bio-carburant fabriqué à base d'huiles comme (colza, tournesol, palme soja, coprah, voire avec des huiles de friture) est mélangé au gazole et réservé aux moteurs diesels. Ce biodiesel a les faveurs de l'Europe, où l'Allemagne et la France sont les principaux producteurs.
Ces biocarburants ne représentent que près de 2% de la consommation mondiale actuelle car ils posent des problèmes encore mal résolus. Techniquement, les moteurs à essence et diesels acceptent environ 10 à 15% de biocarburants mélangés au carburant fossile sans transformation particulière.
 

kemokocondedr@yahoo.fr