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Societes
étrangères en Guinée |
L'or est présent en Guinée sous forme de
gisements primaires filons, veines de Quartz et secondaires l'alluvions
des lits et terrasses de cours d'eau. Ces gisements sont exploités de façon
artisanale semi-industrielle et industrielle. La principale région aurifère
de Guinée est la haute-guinée et en particulier le basin de
Siguiri préfectures de Siguiri
Kouroussa Mandiana
Dinguiraye Kankan, ce
bassin est constitué de formations birimiennes formations géologiques
sédimentaires et volcano - sédimentaires âgées d'environ 2 milliards
d'années, hôtes de nombreuses minéralisations aurifères dans toute
l'Afrique de l'ouest on trouve aussi de l'or dans les zones de Fitaba Mamou
Faranah sierra foré (est de Kindia : conglomérats aurifères de Mambia, Or de
Boké et N'Zérékoré Gama Karana Yomou. Le potentiel en Or de
la Guinée
est estimé à plusieurs centaines de tonnes la mise en place du code minier
de 1995 la bonne tenue des cours et le dynamisme de l'exploration minière
mondiale jusqu'en
1997 a
conduit plusieurs sociétés étrangères à s'implanter en Guinée et y investir
dans l'exploration minière, pour certaines une mise en exploitation s'en est
suivi avec des capitaux en provenance du Canada, D'Australie de France
Norvège d'Afrique du Sud du Ghana du Maroc entre autres. La faiblesse de
l'or entre 1997 et 2001 et d'autres événements ont affecté le dynamisme de
l'exploration de l'or au niveau mondial et en Guinée, mais on a noté depuis
2002 un début de reprise, afin de mieux connaître le potentiel aurifère et
de fournir aux investisseurs potentiels la documentation de base dont ils
ont besoin la direction nationale de la recherche géologique et des
hydrocarbures a mené à bine en 1998 en 1999 la cartographie géologique et
de la gîtologie au 1200 000 de la majeure partie du bassin de Siguiri. Et ce
avec l'appui financier de la banque mondiale de la coopération française et
l'appui technique du BRGM français. Ce travail s'est poursuivi en 2002-2003
dans la partie Ouest du bassin.
La Guinée a
produit 16,7 tonnes d'or en 2002 grâce à 3 société industrielles :
la SAG
(Société Minière de Dinguiraye et
la SEMAFO
société d'exploitation minière d'Afrique de l'Ouest, il faudrait y ajouter
la production de quelques sociétés semi-industrielles et de l'exploitation
artisanale (opaillage) La société Ashanti de Guinée (SAG) est établi à
Siguiri depuis 1995, elle associe l'état guinéen (15%) à Anglo Gold (85%)
Cette société qui s'est substituée à la société aurifère de Guinée exploite
les gîtes primaires d'or dans la préfecture de Siguiri à 850km au nord est
de Conakry, elle a produit 8,38 t d'or en 2002, 7,843T en 2003 et espère
augmenter sa capacité grâce à de nouveaux investissements. La société
minière de Dinguiraye (SMD) associe l'état guinéen (15%) à Delta Gold
Mining (85%) contrôlée à 100% par Kenor 'Norvège) Elle exploite les gîtes
primaires de Lero Fayalala et environs (limite entre les préfectures de
Siguiri et de Dinguiraye) et a produit 3,37t d'or en 2002 et 2,884T en
2003.
La Société
d'exploitation minière d'Afrique de l'ouest (SEMAFO) est détenue à 15% par
l'état et 85% par la société canadienne Smafo Inc. Elle même contrôlée par
le groupe marocain ONA Managem. Elle a inauguré le 3 avril 2002, la mine de
Kiniéro près de Kouroussa à 650km à l'est de Conakry entre cette date et la
fin 2002 elle a produit 1,3t d'or, en 2003. Sa production s'est élevée à 1
453,1kg d'or fin et 791,53kg d'argent, ses réserves sont les suivantes :
filon jean 509 600 tonnes à 5.6G Gobélé 629 000 tonne à 755g d'or/tonne.
Quant à l'exploitation artisanale de l'or elle est ancrée profondément dans
la tradition guinéenne, de nos jours elle occupe plusieurs dizaines de
milliers de personnes, l'orpaillage est bien structuré et réservé
exclusivement vendue à des collecteurs ou directement à
la Banque Centrale
, laquelle possède deux laboratoires d'analyses à Kankan et à Conakry.
La Banque Centrale
fixe son prix d'achat à partir du fixing de Londres, la production d'or des
exploitations artisanales enregistrée à
la Banque Centrale
s'est montée à 3,6t en 2002. De 1999 à 2002 98 permis de recherche d'or ont
été attribués.
L'histoire de l'or en Guinée
La
vocation aurifère de l'Afrique de l'Ouest est reconnue depuis le 3ème
siècle après Jésus Christ.
L'empire du Ghana fondé par les Srakolés entre
les fleuves Niger et Sénégal se trouve être le premier grand royaume de
l'Afrique Noire. Sa richesse en or était telle que son roi porta le titre
de "Kaya Maghan" qui signifie "Roi de l'or. Le métal jaune représentait le
fondement de la puissance des empires du Ghana et du Manden, durant des
siècles, ces états furent les principaux fournisseurs d'or du monde
Méditerranée. Entre le XIIème et le XIIè siècles, l'empire du Mali connaît
la prospérité grâce aux mines d'or du Bouré préfecture de Siguiri Guinée à
proximité de la frontière malienne était également la capitale de l'or. Au
XIVè siècle l'empire atteint son apogée sous le règne da Kankou Moussa
Kéïta dont le pèlerinage à
la Mecque
est resté légendaire dans l'histoire des peuples musulmans d'Afrique, au
cours de son voyage il aurait distribué plus de 8 tonnes d'or, au XVIIè
siècle toutes les régions aurifères du Manden tombèrent sous la domination
du Maroc qui en tira bien des profits (11 500kg d'or) pour la seule année
de 1591).Aux XXIIIè et XIXè siècle commence la pénétration française
certainement motivée par la présence e l'or dans l'ouest africain, l'effort
des colons a porté sur le recensement des points d'orpillage, l'amélioration
du rendement de l'exploitation de l'or par les méthodes traditionnelles et
sur quelques travaux miniers de moindres importance, cet effort
d'exploitation a été investi dans les ' régions naturelles de
la Guinée.
Le bassin aurifère de Siguiri :
La province aurifère de Siguiri est l'une des
plus vieilles zones d'orpaillage de l'Afrique occidentale, des quantités
énormes d'or ont été extraite par les populations locales depuis l'antiquité
(Mines du Bouré et du séké). Depuis le début du Xxè siècle, il n'y a pas eu
moins de 20 compagnies européennes qui ont essayé de faire des recherches
d'or dans la province de Siguiri, de 1906 à 1914 dans la vallée du Tinkisso,
deux dragues de faible puissance ont été utilisées par une compagnie qui y a
produit 218kg d'or en 1908, la société des mines du Bouré-Séké prospecte le
flan ouest de la montagne Didi par sondage et trouve des teneurs de 6 à
30g/t en 1905 , la compagnie des mines de Siguiri commence l'exploitation du
gisement primaire de Fatoya mais stoppe ses travaux en 1914 à 1949 la
compagnie Falémé Gambie fait des recherches sur la rivière Tinkisso sur une
distance de 130km le long du lit du cours d'eau, elle a estimé les réserves
à 360kg d'or dont les 3/4 sont concentrés sur 60km à partir du confluent
avec le Niger en 1970, un groupe chinois effectue une mission de recherche
de gisement industriel d'or à Siguiri. De nos jours, la société aurifère de
Guinée (SAG) a consenti d'énormes efforts sur les gisements de Diti et de
Karon, elle a abouti à la mise en opération d'une usine de traitement qui
produit plusieurs tonnes d'or par an.
La région de Mandiana :
C'est le prolongement sud-est de la province
de Siguiri dans le passé, des compagnies françaises y ont opéré. De
1922 à 1932, celui de Dguidan, quelque temps après furent découverts les
flancs d'or de Farralako (3km au nord de Mandiana) avec des réserves
estimées supérieures à 2t d'or de 19077 à 1908 la compagnie minières de
Guinée s'intéresse aux alluvions de la rivière Kabo et entreprend de 1909 à
1910, un essai d'exploitation de 2 millions de m3 à (1,5g/m3 d'or : dans la
même année la société des mines de la haute Guinée fait quelques sondages à
Dalakan : en 1905, la société minière de Koba-balato effectue des sondages
dans la vallée de
la Kolendiaré
des puits et galeries à diandougou (vallée des rivières fié et Sankarani)
dans les années 80 le fief de mandiana fait l'objet de partage entre le
BRGM-GPM les chinois et le projet de développement minier (auquel s'est
substitue la société Marocaine ARD) qui d'avril 1988 à mai
1989 a
effectué d'importants travaux géochimie et géophysique aux résultats
probants.
La zone de Banora (Dinguiraye
: Les gisements d'or de Banora furent découverts par les orpailleurs vers
1930. En 1950 le bumifon y procède à une prospection détaillée. Au terme de
cette étude, une grande quantité de filons de quartz d'intérêts économique
est mise en évidence, les réserves estimées jusqu'à l'horizon 110m, se
chiffraient à 2 tonnes d'or, 4,1 tonnes d'argent 200 tonnes de cuivre. A
L4HORIZON 130 M7TRES ON A ENREGISTR2 2.4 tonnes d'or : 5.1 tonnes d'argent
l'exploitation de ces filons s'est effectuée de 1959 à mai
1960 550 kg
d'or y furent extraits avec une terreur moyenne de 13, Sg/t.
Le secteur de Niandan- bannie /
En 1943, le bureau minier de
la France
d'outre mer (Bumifom) à travers quelques géologues de l'époque ( chermette,
Kleiber Goloubinov… s'intéresse à la chaîne du Niandan Banie cet
intéressement sera couronnée par la découverte des filons jean et gobelle au
sud de Kouroussa et aboutira à la mise de Banora dinguiraye qui ne durera
pas longtemps Déjà en 1953 au cours de la mission dite mission de grande
prospection Guinée, Kleiber avait fait la monographie de tous les points
d'orpaillage de Mamou à Siguiri en passant par la forêt étudié par la même
occasion la plupart des veines de quartz qu'il rencontra au cours de son
périple, dans le secteur de Niandan-Banié, l'orpaillage a débuté en 1932
mais c'est de 1962 à 1963 qu'une mission Guinée soviétique compile toutes
les données existantes sur l'or et le diamant, malheureusement cette étude
n'a fait mention que de l'or des placers, l'or primaire a été négligé le
potentiel aurifère de banora est loin d'être connu de nos jours les
gisements de Léro et de Fayalala font l'objet d'une exploitation
industrielle par le SMD Société Minière de Dinguiraye.
Le secteur de Fitaba :
Cette région située entre Mamou et Faranah au
sud de Dabola a été découverte en 1934 par des orpailleurs venus de
Sierra Leone dans les basins des rivières Kaba et Mongo de 1935 à 1938, les
indices sont étudiés par un syndicat de chercheurs, la prospection est
abandonnée en 1988 et reprise en 1940-1941 par A, chermette les résultats
sont décevants, à partir de 1982 un groupe chinois associé à
la Guinée
entreprend une recherche de gisement alluvionnaires aux alentours de la
localité de Maréla le groupe y déploie d'effort notables (prospection
détaillée sondage à
la Gbanca Chinoise
) et y découvre des gîtes isolés dont les réserves n'atteignent pas 1.000kg
d'or.
Le secteur de Kérouané :
La compagnie lyonnaise des gisements aurifères
de Guinée découvre à Kérouané une couche de gravier de 1m de puissance àg/m3,
sous un recouvrement de 9m ; mais arrête ses activités en 1913, au cours du
levé au 1/200 000è de
la Guinée
occidentale par des mission Soviéto - guinéennes, plusieurs indices d'or
sont signalés au pied des falaises gréseuses de l'ordovicien génétiquement
ces trouvailles d'or peuvent être classées en deux catégories : l'or
primaire majoritairement lié aux veines au filons de quartz : l'or
secondaire résultant de la destruction mécanique et chimique des gîtes
primaires.
L'orpaillage :
La République
de Guinée appartient aux célèbres et grands empires médiévaux du
Ghana et du Mali (Mandingue) déjà au 3ème siècle après Jésus
Christ, l'orpaillage était florissant dans cette partie du continent
africain actuellement on pense que les premiers habitants du Mandingue
seraient arrivés avec leur technologie en la matière, il y a de cela
plusieurs milliers d'années. IL est prouvé que les plus anciennes mines
d'orpaillage de
la Guinée
sont localisées en haute Guinée dans les provinces du Bouré. Séké. Mégner
(Préfecture de Siguiri) du Wassoulou et du Sakadougou (Préfecture de
Mandiana) et à Banora (Dinguiraye, certains documents coloniaux révèlent que
la France
tirait annuellement environ 3 tonnes d'or dans les mines d'orpaillage de
Siguiri. De nos jours, aucun renseignement ne permet de dire exactement
quand a débuté l'orpaillage en Guinée, mais au fil du temps il est devenu la
seconde activité après l'agriculture dans certaines Préfectures du pays du
pays. Dle nombre des orpailleurs sont supérieur à 100 000 par an, les points
d'orpaillage sont à présent très nombreux, les plus remarquables se
localisent à Siguiri, Mandiana, Kouroussa, Kankan, Kerouane, Dinguiraye et
récemment à Kindia et Faranah.
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